SEFCO

Yan Saint-Acère vu par Goulebenéze

A tout seigneur tout honneur, le Maître des maîtres du patois saintongeais, ayant autant de talent que de modestie dans le succès. Car Yan Saint-Acère n’a jamais cherché une vaine popularité, son œuvre s’est imposée par la valeur littéraire. Après le Piantit de Cadet, après des récits qui font partout la joie des soirées de Saintonge et qui le mettaient déjà au niveau de Burgaud des Marets –Lafontaine angoumoisin-, il cisela ce bijou qui restera la pièce classique, le modèle du genre : La Mérine à Nastasie, l’œuvre la plus consciencieuse de la littérature charentaise, aussi fine et aussi spirituelle que solidement charpentée.

Car pour édifier sa pièce, il n’a pas ménagé les matériaux. Les mots, les expressions les plus pures du cru, il a su si bien les placer que cela défile d’une façon charmante, même à la lecture, alors que le jeu de scène de l’interprète n’est plus là pour amplifier ces mots et ces expressions.

2 commentaires »

  1. charentais dit :

    Merci de ce billet qui nous revient à travers les ans !
    Oui Goulebenéze parle ici très finement du grand auteur. A son sujet peut on évoquer la passion de Noel Maixent et sa  » Maison de Mérine » ,voici un lien pour son site , mais rien ne remplacera une visite sur place.
    http://blogsperso.orange.fr/web/jsp/blog.jsp?blogID=140937&pos=0

    Dernière publication sur Entre 16 & 17 : Charentais'ries juin 2016

  2. tarin dit :

    quel plaisir de découvrir ce site cela me reporte a mes 20 ans lorque nous allions de ville en ville faire les saltimbanque pour la représentation de la mérine ou j’avais le role de la bascouette ,mon pére andré tarin ,le birolut,paul yvon était le beurchut et notre cousine madeleine rétaud ,nanette burelle ,la mérine,j’espére pouvoir retourner cette année au musée des bujoliers ,

    josette lutau née tarin

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire